01.02.2010

Ozon le cucul

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François Ozon nous propose avec son nouveau film, Le Refuge, une bluette sur fond dramatique : une femme Mousse (Isabelle Carré) porte un enfant et le deuil du père du foetus, en effet après une overdose son compagnon (Melvil Poupaud) décède, mais elle survie et se réfugie dans une maison au Pays Basque, elle sera rejointe par le jeune frère homo du mort, Louis. Pendant cette escapade estivale Mousse et Louis apprendront à se découvrir et à s'aimer. Scénario très plan plan, que M. Ozon pourrait relever avec son talent merveilleux qui mêle le malaise aux meilleurs sucreries, mais non rien y fait, le film passe sans que l'on décèle la moindre originalité qui faisait du réalisateur le petit génie du cinéma français.

Alors certains diront mais où est passé l'Ozon d'Une robe d'été, de Sitcom ou de Goutte d'eau sur pierre brûlante ? Et ils auront raison de se poser la question. M. Ozon nous gratifie d'une histoire qui ne décole jamais, où les sujets ne sont qu'effleurés. Tout coule sur cette femme, parfois un peu en colère, mais si douce en réalité, jusque dans la scène finale qui s'éternise et qu'on sent venir depuis les premières minutes du films.

L'histoire pleine de bons sentiments s'accommode tout de même de la modernité, de l'air du temps : drogue, homoparentalité, abandon (Ozon est encore un peu là ... Mais l'absence totale de fantaisie, d'humour et de mordant font ce film une pierre de plus dans le jardin des films un peu ratés par Ozon. Ce ne serait pas si graves si cela ne devenait pas de plus en plus régulier. Alors François reprends-toi il est encore temps.